QOYA

QOYA

Wiriya est le genre de femme dont je pourrais boire les paroles des heures durant. Trois diplômes de design et d’architecture au sein des écoles les plus réputées, dont Central Martins, ne suffisent pas à décrire le talent et la détermination de cette perle de designer derrière QOYA.

RENCONTRE AU SOMMET.

Chère Wiri, quelle est l’histoire de QOYA ?
“J’ai lancé QOYA il y a un an après avoir quitté l’Europe et la mode, lassée de cette industrie qui consomme les vêtements comme des chewing gums. Je suis revenue à Bangkok avec l’envie personnelle de créer mes propres vêtements. Coïncidence fortuite ou non, mes amis ont été de plus en plus nombreux à passer commande pour des pièces sur-mesure puis un hôtel m’a demandé de lui créer une collection dédiée… QOYA s’est alors envolé.”

Pourquoi ce nom ?
“GOYA signifie « chat sauvage » dans un dialecte africain. C’est aussi le surnom donné aux femmes bêcheuses mais tellement sereines ; celles qu’on envie particulièrement finalement. J’ai simplement délaissé le G pour un Q et me suis attelée à penser un logo inspiré du chat et d’un coucher de soleil. ”

Comment décrirais-tu l’A.D.N. de ton label ?
“QOYA est un label thaïlandais anti-commercial. Il livre au monde notre philosophie de vie souriante et ensoleillée. ”

Où puises-tu tes inspirations ?
“Je cherche toujours à visiter les villages reculés et les ateliers d’artisans lors de mes voyages à l’étranger ou en Thaïlande. L’idée de combiner héritage et vision nouvelle guide ma création. Je m’inspire à la fois de ma propre culture et des objets découverts sur mon chemin.”

Quelle pièce aimes-tu particulièrement penser pour la femme ?
“J’ai créé mon premier sac à l’âge de 7 ans… Les sacs sont une obsession.”

À quoi ressemble ta muse?
“Je ne crois pas connaître cette femme en personne. Pour autant j’admire les bosseuses, les femmes qui réalisent leurs rêves et sont fidèles à leur vision personnelle de la vie.”

Quels conseils pour adopter au mieux tes pièces?
“Suivez votre instinct. N’attendez pas l’occasion requise pour porter une pièce particulière. Eloignez-vous des règles de la société de consommation et soyez vous-même… VRAIMENT vous même.”

Peux-tu nous parler des étapes de production chez QOYA ?
“J’aime m’enfermer des heures dans mon studio de création à la maison. J’achète souvent des échantillons de matériaux en tous genres, je les stockent dans cet atelier et les associent au gré de mes essais. Je développe et réalise chaque prototype à la main avant envoi en production. Je travaille avec quatre ateliers différents pour produire des séries limitées d’environ 60 pièces par modèle. Les sacs restent les pièces les plus complexes à produire avec en moyenne 12 matériaux à assembler.”

Quels sont tes matériaux de prédilection ?
“Je sélectionne des tissus imprimés traditionnels dans le nord de la Thaïlande. Je dessine actuellement mes propres motifs à découvrir dans la prochaine collection. Je travaille principalement le coton et la soie mais n’ai rien contre le polyester et son rendu extraordinaire des couleurs. ”

WIRIYA – PORTRAIT TOP CHRONO
Son surnom : Wiri, qui signifie bosseuse en thaï
Son style personnel : More is more
Sa couleur de vernis préférée : Vert
Son plat favori : Le riz au curry japonais
Son fruit fétiche : La cerise
Les fleurs à glisser sur son bureau : Des tournesols
Elle danse sur : Prodigy Pro Dj
Son parfum : Be Delicious – DKNY
Son spot idéal pour un verre entre amis à BKK : Le café des stagiaires
Elle quitterait peut être BKK pour : L’Inde
La première chose qu’elle fait au réveil : Vérifier l’actu des réseaux sur son téléphone
Une phrase française qu’elle connaît : Je m’appelle Wiri
Une expression thaï qu’elle aimerait vous apprendre : Lom Maak (Qu’il est charmant !)

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